Evaluation

L’ICO Open Source University – Formation continue basée sur la Blockchain

Open Source University

Sommaire

Sur le plan économique, les choses évoluent rapidement et l’éducation a parfois du mal à suivre. Les universités tardent trop souvent à proposer des cursus qui permettent aux étudiants d’acquérir les compétences prisées par les entreprises – la blockchain en est un bel exemple.

Les entreprises ont, d’ailleurs, trop souvent du mal à trouver des employés portant des profils correspondants à leurs besoins, et il arrive de temps en temps que les candidats déforment leur CV professionnel afin de postuler à une offre d’emploi.

D’ailleurs, de nos jours un emploi à vie devient de plus en plus une notion de l’histoire pittoresque, les employés de l’économie moderne étant obligés de se recycler et de changer d’emploi plus que jamais.

La question est de savoir, donc, comment on peut optimiser l’acquisition des compétences et des connaissances dont on a besoin pour assurer notre parcours professionnel? Et comment assurer par la suite que les formations que nous suivons finissent par nous faire remarquer devant les employeurs qui sont à la recherche de nos compétences nouvellement acquises?

On peut résumer ces questions en deux grandes problématiques. Premièrement, il existe un problème d’accès à l’information qui résultent d’une distribution asymétrique de la connaissance: il n’y a aucune source unique, par exemple, qui permet d’identifier les compétences les plus prisées sur le marché.

Deuxièmement, il existe un problème de validation: le défi de bâtir la confiance entre les parties prenantes sur le marché du travail: vérifier les références et les qualifications est à la fois fastidieux et coûteux, inefficace et source de frustration tant pour les employeurs que pour les candidats.

C’est dans ce contexte qu’opère Open Source University (OS.University) qui cherche à exploiter la technologie blockchain afin de fournir des services d’acquisition, de vérification et de validation dans le domaine des connaissances et compétences professionnelles.

Concept et Livre blanc

Pour ceux qui souhaitent se renseigner sur le projet rapidement, l’OS.University propose un « one-pager » – document constitué d’une page unique pour expliquer les bases de sa proposition.

Quant au livre blanc du projet – un document constitué de 37 pages – il est bien présenté, et fait son travail en expliquant le marché dans lequel le projet OS.University souhaite s’impliquer.

La validation des diplômes

Le service de validation des diplômes de la plate-forme OS.University sert de pont entre les besoins des entreprises et ceux de l’éducation. Les accès des étudiants sont stockés sur la blockchain, permettant en même temps à chacun de choisir à qui on expose ses données à caractère personnel, la gestion de celles-ci assurées les contrats intelligents intégrés au sein de la plate-forme.

La mise en relation des étudiants avec les employés est gouvernée par des algorithmes qui font un matching en fonction de l’expérience de l’étudiant ainsi que ses compétences qui sont transmises aux employeurs qui recevront des suggestions de candidats appropriés pour les postes ouverts.

Par contraste avec les plates-formes de l’emploi traditionnelles, les employeurs pourront faire confiance aux informations infalsifiables qui leur sont présentées par la blockchain à propos de chaque candidat. L’idée est de réduire considérablement les coûts de recrutement et d’inspirer la confiance.

Marché mondial pour l’éducation

La plate-forme fonctionne également comme un marché global et décentralisé pour la formation continue. Grâce à l’intégration des offres de la part de 700 universités et MOOCs (Massive Open Online Courses), la plate-forme servira de point d’accès à l’éducation pour un public mondial qu’on peut potentiellement compter dans les millions.

La plateforme vise également une meilleure communication entre toutes les parties afin de faciliter la mise en place d’un éco-système de rétroaction qui permet aux élèves d’identifier les compétences prisées par les entreprises.

Pourquoi la blockchain

La plate-forme tire parti de l’un des piliers de la blockchain – la capacité de faire collaborer un ensemble d’acteurs sans avoir à faire confiance aux autres puisque c’est l’infalsifiabilité de la blockchain elle-même qui la fournit .

Pour les entreprises, s’appuyer sur un système d’identification du candidat rend beaucoup plus rapide et moins coûteux le recrutement. Ce sont les contrats intelligents qui feront en sorte que les certifications seront enregistrées correctement et validées en même temps, celles-ci rendues accessibles par la suite aux entreprises.

Les contrats intelligents


Les contrats intelligents se regroupent en trois catégories:

  • Learners-to-Academia (L2A):  conçus pour établir la transparence entre les apprenants et les éducateurs. Les élèves bénéficient d’un enregistrement assuré par la technologie blockchain tandis que les universités peuvent facilement retracer les parcours de chaque élève. Les étudiants peuvent également recevoir les dernières informations sur les nouveaux cours et s’inscrire à des groupes d’étudiants ayant des intérêts similaires.
  • Business-to-Learners (B2L). Des contrats intelligents qui permettent d’optimiser le recrutement et pour faire en sorte que les employeurs reçoivent les candidats les plus solides.
  • Business-to-Academia (B2A). Les universités seront incités par les entreprises à proposer des programmes qui correspondent à leurs besoins – ce qui représente une opportunité aussi pour les universités pour créer un schéma de financement multi-sources.

Feuille de route

Le projet Open Source University date de 2015, et comprend quelques-unes des premières entreprises  bulgares des secteurs logiciel et industriel. A l’origine, son équipe est principalement issue de la faculté de gestion de l’Université technique de Sofia.

L’année suivante, le projet a été classé parmi les dix premières idées mondiales en matière d’innovation sociale par le Living Progress Challenge de Hewlett Packard Enterprise qui a évalué plus de 130 propositions avant de rendre son verdict. En 2017, d’autres prix ont été décernés en Lettonie, puis quelques mois plus tard le projet est nommé meilleur projet informatique de l’année par l’Association bulgare des technologies de l’information.

2018

La feuille de route pour l’année en cours semble réalisable et met l’accent sur le marketing, le développement commercial ainsi que celui de la plateforme elle-même.

La version Alpha de la plate-forme prendra forme à la fin du premier semestre de 2018, permettant ainsi aux étudiants d’enregistrer leurs diplômes et de chercher un emploi. Les entreprises, de leur côté, pourront afficher des emplois et rechercher des candidats.

La version Beta sera disponible à partir du second semestre de 2018 et inclura des fonctionnalités supplémentaires telles que la possibilité pour les entreprises de financer des cours et des programmes particuliers, ainsi que la possibilité pour les universités d’organiser des réseaux ALUMNI (d’anciens élèves).

A ce stade du développement du projet, il y aura également une sensibilisation aux crypto-médias, une campagne de sensibilisation de plate-forme visant un public plus large qui intégrera des ateliers pour présenter le concept aux entreprises et aux universités.

Le token EDU sera échangeable sur les crypto-bourses vers la fin de l’année.

Team

OS.University a une grande équipe composée de pointures de la technologie, du monde universitaire et des affaires: les secteurs que vous espérez voir représentés dans un projet comme celui-ci. Autre signe positif, on peut décerner une vaste expérience commerciale, stratégique et marketing aux plus hauts niveaux.


Des biographies complètes ont été rendues disponibles pour chaque membre de l’équipe sur le site Web du projet qui fournit également des liens vers les profils LinkedIn correspondant ainsi que, dans certains cas, des biographies Wikipedia.

Bon nombre des principaux acteurs de l’équipe sont d’origine bulgare ayant une expérience considérable au plus haut niveau des institutions de ce pays.

Detelina Smilkova, conseillère principale auprès des milieux universitaires, est vice-présidente de l’Université des finances, des entreprises et de l’entrepreneuriat de Bulgarie (VUZF) et ancienne conseillère du ministre de l’Économie et de l’Énergie du pays.

Le directeur du projet, Hristian Daskalov, vient d’un milieu plus académique et de recherche et a été élu meilleur doctorant en 2017 par le ministre bulgare de l’éducation et des sciences. Il agit également comme conseiller auprès du gouvernement bulgare, en l’occurrence le ministère de l’Économie.

Autour du noyau bulgare on trouve une équipe internationale: Aly Madhavji, conseiller-en-chef du projet, est le fondateur et ancien PDG de Global DCX, société de monnaie numérique, tandis que le Professeur Kevin Dowd de la Durham University Business School a apporté son expertise à la tokenomics du projet..

Tokenomics

Ayant pris conseil juridique, l’équipe qualifie son token EDU de « utility token » et non d’une forme de valeur mobilière. EDU sera cotée en bourse sur les plateformes DDEX, LATOKEN et Nebula début juillet.

L’offre totale est plafonnée à 48 millions, dont 30 millions seront mis à disposition lors de la vente publique. 17,5% du total sont réservés à la plate-forme, tandis que l’équipe et les conseillers recevront 8% du total.

Des fonds levés, 50% sera investi dans le développement de la technologie, 20% dans le développement des affaires et 15% dans le marketing.

Au sein de la plateforme, toutes les transactions dans EDU sont sans commission. Les frais ne sont facturés que sur les transactions avec d’autres monnaies (BTC, monnaies fiduciaires, etc.)

5% de la valeur des transactions des utilisateurs ira à la plate-forme pour assurer son bon fonctionnement. Cependant, OS.University s’est engagé à «brûler» ce qu’il décrit comme «un pourcentage important des frais perçus» pour soutenir ses investisseurs et aider à l’appréciation de la valeur du token.

Marketing

La plateforme est extrêmement bien représentée dans les médias sociaux habituels jouissant d’un bon engagement sur Telegram, Medium et Facebook. Bien que nous ne soyons pas tout à fait convaincus par la valeur d’un compte Instagram, c’est l’un des rares projets que nous avons observons qui en profite avec une certaine efficacité – en même temps, selon certains experts SEO, l’intérêt d’Instagram est qu’il permet d’avoir une pondération plus élevée dans les algorithmes de classement de Google par rapport aux autres plateformes sociales.

L’équipe fait preuve d’enthousiasme à l’idée de faire passer son message. Le chef de projet Hristian Daskalov, le directeur du marketing Teodora Alexieva et le responsable technique Jordan Jambazov sont souvent en déplacement pour faire passer le mot à l’échelle internationale.

Ce niveau d’engagement marketing aux niveaux supérieurs est particulièrement encourageant. Bien qu’une telle approche proactive ne soit rien de moins que ce à quoi vous vous attendez, de nombreuses ICOs ne font pas les démarches nécessaires pour capter l’attention d’un public plus large. Après tout, la meilleure technologie sur le marché ne signifie pas grand chose si le marché ne sait pas qui vous êtes.

Conclusion

Avec 65% des employeurs affirmant que la pénurie de talents disponibles est le plus grand obstacle au succès de l’embauche, il existe clairement une énorme opportunité de marché pour toute entreprise qui peut rendre le recrutement moins efficace et plus rapide et encore moins pénible.

L’équipe est grande, ne manque pas de talent et présente une vaste expérience dans l’éducation, les affaires et la technologie. Elle a crée des liens profonds avec le secteur universitaire qui est prometteur en ce qui concerne les trois acteurs de l’écosystème – les apprenants, les entreprises et les universités – c’est le monde universitaire qui est susceptible d’être le plus résistant au changement.

Comme c’est souvent le cas pour ce genre de projet, le facteur déterminant du succès sera la rapidité avec laquelle la plate-forme peut attirer une masse critique d’utilisateurs. L’allocation de 35% des fonds levés au développement des affaires et à la commercialisation, ainsi que l’inclusion d’entrepreneurs et d’experts en marketing aux plus hauts niveaux, présentent quelques bons signes pour la future acquisition de clients pour ce projet.

Fondé en 2018, journaldutoken.com a pour but de vous livrer tous les développements afférents aux ICOs - les nouvelles technologies propulsées par les start-ups de la blockchain - ainsi que les crypto-monnaies qui y sont associées.

Copyright © Journal Du Token, Paris 2018.

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